Pourquoi ce blog ?

Rien ne me prédestinait à tenir un blog sur la questions des droits d’auteur (entendus au sens très large). Je ne suis pas juriste, ni de formation, ni de profession et cela est bien loin de mes préoccupations premières.

*Je tiens un blog sur le patrimoine imprimé. Or, de plus en plus de billets hors-sujet venaient le polluer. Ils avaient pour thème la question de la diffusion de la connaissance.

*Ce n’est pas un hasard que ce blog ouvre au début de l’année 2012 car l’actualité a mis sur le devant de la scène un certain nombre d’affaires extrêmement préoccupante pour la diffusion de la connaissance : lois SOPA/PIPA aux Etats-Unis puis attaque contre l’open access avec le Research Works Act ; ACTA au niveau mondial ; usages de la propriété intellectuelle comme monopole économique (affaire Hemingway-François Bon-Gallimard…)

*Des discussions avec des personnes prenant des décisions dans le domaine montrent une méconnaissance parfois étrange des enjeux de la diffusion de la culture (découverte naïve au plus haut niveau de l’administration de la culture que les CGU de certaines bases de données de grandes institutions culturelles sont illégales ; croyance sincère de responsables culturels que les wikipédiens réclament un Fair Use en France quand ils ne demandent que l’application de la loi française ; le ministre lui-même ignorant les règles de base du CPI ; un lobbyiste du cinéma passant son temps à insulter les « pirates » mais piratant sans cesse des affiches de film sur son blog, etc.)

*On entend sans cesse parler de la « protection des auteurs » mais ce ne sont jamais ces derniers qui ont la parole. Plutôt, la plupart du temps, des industriels ou lobbyistes dont le modèle économique repose sur la mise en valeur commerciale de l’oeuvre de ces auteurs. Il faut rendre la parole aux auteurs eux-mêmes et cesser de tromper sur ce qu’est un auteur : les personnes attendant un revenu direct provenant de la vente de leur oeuvre ne constituent pas la majorité des créateurs.

Ce blog me servira donc à aborder quelques affaires qui me tiennent à coeur, à me forcer à mettre en oeuvre la veille que j’effectue et approfondir certaines réflexions.